RTX 5070, RTX 4070 Ti Super, RX 7800 XT… La première fois qu’on tombe sur ces sigles sans avoir suivi le dossier, ça ressemble à du charabia. Sauf que non. Il y a une logique derrière, et une fois qu’on l’a en tête, on ne se fait plus avoir en magasin.
Le premier chiffre, c’est l’année de naissance de la puce
Chez NVIDIA, le chiffre juste après RTX indique la génération; par exemple si vous rechercer un produit chez NVIDIA et voulez comparer les tarifs : 566,00 € pour un ASUS GeForce RTX 5070, est le tarif actuel d’une carte qui occupe exactement la position qu’occupait un RTX 4070 à son lancement. Même tranche de prix, même public visé, mais la puce dessous n’a plus grand-chose à voir. La série 40, c’était Ada Lovelace. La série 50, c’est Blackwell. Les deux chiffres suivants placent la carte dans une hiérarchie : 60 en entrée de gamme, 70 au cœur du marché, 80 et 90 pour ceux qui veulent tout. Gravure plus fine, consommation mieux maîtrisée, gain de performance par watt : voilà ce que change une génération, à numéro de gamme égal.
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Les suffixes ne font jamais changer de génération
Le « Ti », c’est la version dopée du modèle standard : plus de cœurs, parfois plus de mémoire, sur la même base. Le « Super » ressemble à un cousin du Ti, mais arrive plus tard dans le cycle, comme un correctif censé combler l’écart avec l’échelon supérieur. AMD fait pareil avec son « XT ». Aucun de ces suffixes ne fait sauter la carte d’une génération à l’autre : un RTX 4070 Ti reste, jusqu’au bout, un produit de la série 40.
La mémoire vidéo, un chiffre qui ne dit pas tout
8 Go, 12 Go, 16 Go : le nombre de gigaoctets de VRAM paraît parlant, et détermine si la carte peut charger des textures lourdes ou gérer plusieurs applications gourmandes sans ramer. Sauf que deux cartes avec la même quantité de mémoire ne se valent pas forcément, et c’est justement le genre de détail qui piège pas mal d’acheteurs. La largeur du bus mémoire compte tout autant, tout comme la génération de puce mémoire elle-même : GDDR6, GDDR6X, GDDR7, chacune avec un débit propre. Une carte à 12 Go sur un bus étroit peut finir bridée face à une carte à 8 Go sur un bus large.
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Comparer deux noms d’une génération à l’autre, c’est le vrai piège
C’est la confusion la plus fréquente dans les commentaires en ligne. Un « 70 » de cette année n’a rien à voir avec un « 70 » sorti il y a quatre ans. Les progrès d’architecture s’ajoutent aux fonctions logicielles apparues entretemps, comme l’upscaling ou la génération d’images intermédiaires, et l’écart de performance qui en résulte n’a rien de proportionnel au numéro affiché.
Un modèle récent d’entrée de gamme peut même surpasser un ancien haut de gamme sur certains jeux, tout en restant à la traîne sur d’autres dès que la mémoire devient le facteur limitant. Mieux vaut donc regarder des benchmarks récents que la ressemblance entre étiquettes. Un ASUS GeForce RTX 5070 à 566,00 € et un vieux modèle « 70 » partagent un nom de famille, rien de plus.
